Loin de chez nous

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Bien que ce site ne retrace l'histoire des commandos marine, que de 1946 à 1962, il est de notre devoir d'honorer la mémoire de nos morts de 1962 à nos jours.

Mémorial aux soldats français tombés en OPEX - (M P F) - 549 de 1963 à 2019 -

 

Mémorial

 

 

Six soldats de bronze, en colonne par trois, ont été érigés au cœur du parc André-Citroën avec, pour perspective, la Seine en contrebas. Ces six soldats sont particulièrement réalistes, puisque le sculpteur Stéphane Vigny a représenté de vrais engagés, six volontaires qui lui ont servi de modèles. L'œuvre est ancrée sur un parvis de couleur sombre. Il s'agit du premier monument aux morts réalisé par Stéphane Vigny.

 

« Cette sculpture représente six porteurs militaires, cinq hommes et une femme. Comme le projet était aussi de représenter l'ensemble de l'armée, nous avons aussi deux porteurs de la Marine, deux porteurs de l'armée de Terre et deux porteurs de l'armée de l'Air, détaille l'artiste. Ces porteurs sont représentés à l'échelle, sans socle, à même la dalle. Ils sont en bronze et, entre eux, ils dessinent avec la main qui porte la forme du cercueil mais il n'est pas présent. C'est simplement par la position des mains et des épaules, et la position des corps de ces six porteurs, que l'on perçoit ce qui n'est finalement pas visible dans ce monument : le cercueil. Pour moi, il s'agissait de symboliser le manque ou l'absence. Ils portent l'âme de leurs frères d'armes. »

 

Insigne CdoMort en service commandé

AQUARONNE Bernard - Matelot - Cdo de Penfentenyo - Mort en service commandé le 26 11 1966 à Signes -

Insigne CdoMort en service commandé

AUSSEUIL - Cdo Jaubert - Mort noyé au cours d'un exercice dans le Verdon en Mai 1967 -

BENGLOAN_Ste_phaneMort_en_service_commande_

BENGLOAN Stéphane - Cdo Hubert - Décédé durant une attaque NC en rade de Brest le 04 06 1993 -

BERTONCELLO AlainBERTONCELLO AlainMort pour la France

BERTONCELLO Alain - Maître - Cdo Hubert (NC 1030) + Jaubert - Citation à l'ordre du régiment avec attribution de la médaille d'or de la défense nationale, médaille d'Outre-Mer pour le Moyen-Orient, médaille d'argent de la défense nationale, L H à titre posthume, nommé 1er Maître à titre posthume - Tué le 10 05 2019 au Nord du Burkina-Faso à Gossi dans une opération de libération d'otages, dont deux français (au masculin!!!) qui passaient leur lune de miel (Hé oui !!!) dans une zone rouge, au mépris du danger potentiel qu'une telle escapade pouvait représenter et malgré les recommandations des autorités du pays et très certainement de l'ambassade de France ou du consulat. Notre Président de la République a réagi avec célérité, une 1/2 heure de réflexion pour faire intervenir des hommes du C O S et délivrer deux "tarlouzes". Les héros ne meurent jamais, tu resteras toujours présent parmi nous. Une pensée profonde à tes proches qui pleurent mais qui sont fiers de toi - (Balisson JC, ancien de Jaubert) -

Insigne CdoMort_en_service_commande_

BIHAN Gilbert - S/M Fusilier - Commando de Penfentenyo - Mort en service commandé le 19 07 1995 à Djibouti -

Insigne CdoMort_en_service_commande_ en 1996

BODSON - (QM) - Décédé à Djibouti en service commandé, disparu en mer, exercice de nuit -

BOURDET_BenjaminMort_pour_la_France_Afghanistan

BOURDET Benjamin - Cdo Jaubert -Maître -  Tué le 14 07 2011 à Kapisa, vallée d'Alasay - Afghanistan -

Né le 24 01 1981 à Cherbourg, le second-maître Benjamin BOURDET est entré dans la marine le 28 04 2003. Il choisit la spécialité de fusilier marin et suit le cours de brevet d'aptitude technique de fusilier marin à Lorient. À l'issue de sa formation en Novembre 2003, il est affecté au groupement de fusiliers marins de Brest. Autonome et dynamique, il se voit rapidement confier des fonctions de chef d'équipe. Très disponible, il effectue entre 2004 et 2007 quatre missions en Nouvelle-Calédonie. Promu second-maître le 01 09 2007, il rejoint la compagnie de fusiliers marins de l'île Longue. Grâce à sa grande motivation et à sa détermination, il réussit la sélection du stage commando début 2008 et reçoit son béret vert. Affecté au commando Jaubert, en Mai 2008, il est projeté deux fois à Djibouti. En 2009, il participe au premier déploiement d'équipes de protection embarquée en océan indien afin de lutter contre la piraterie. Qualifié tireur de précision, doté d'un "caractère entier" ainsi que d'un sens de la camaraderie développé, enthousiaste, le second-maître BOURDET était en Afghanistan pour la première fois. Il était titulaire de la médaille d'or de la défenqse nationale et de la médaille d'argent de la défense nationale, agrafes Fusiliers marins et bâtiments de combat. Le second-maître Benjamin BOURDET a été promu au grade de Maître et décoré de la légion d'honneur à titre posthume.

BOURDIN PhilippeMort en service commandé

BOURDIN Philippe - Cdo Hubert - N C  N° 432 - Disparu en service commandé dans la nuit du 21 au 22 01 1969 en rade de Brest, exercice Triton -

Insigne CdoMort en service commandéEn 1996

BURNS - (QM) - Décédé à Djibouti en service commandé, exercice à bord d'un V L R A -

De PIERREPONT CédricDe PIERREPONT CédricMort pour la France

De PIERREPONT Cédric - Maître - Cdo Hubert (NC 982) + de Penfentenyo - Citation à l'ordre du régiment, citation à l'ordre de la brigade, citation à l'ordre de la division, C V M, citation à l'ordre de la brigade avec attribution de la médaille d'or de la défense nationale, médaille d'Outre Mer avec agrafes Sahel et Liban, L H à titre posthume, nommé 1er Maître à titre posthume - Tué le 10 05 2019 au Nord du Burkina-Faso, à Gossi dans une opération de libération d'otages, dont deux français (au masculin!!!) qui passaient leur lune de miel (Hé oui !!!) dans une zone rouge, au mépris du danger potentiel qu'une telle escapade pouvait représenter et malgré les recommandations des autorités du pays et très certainement de l'ambassade de France ou du consulat. Notre Président de la République a réagi avec célérité, une 1/2 heure de réflexion pour faire intervenir des hommes du C O S et délivrer deux "tarlouzes". Les héros ne meurent jamais, tu resteras toujours présent parmi nous. Une pensée profonde à tes proches qui pleurent mais qui sont fiers de toi - (Balisson JC, ancien de Jaubert) -

Insigne CdoMort en service commandé

Mort dans l'accomplissement de son devoir: Le 10 02 1986, l'hélicoptère Sud-Aviation Super-Frelon N° 159 de la flottille 33 F devait transporter un détachement de fusiliers-marins qui allaient effectuer un exercice à Capo-Teulada. Parti de Saint-Mandrier à 12 h 49, il fit escale à Hyères pour embarquer 6 membres du groupement de fusiliers-marins commandos (Groufumaco) et leur matériel vers la B A N Aspretto (Corse). Pendant le transit Hyères/Aspretto, alors qu'il se trouvait à 45 nautiques dans le 300 d'Ajaccio, l'appareil rencontra une violente tempête de neige qui provoqua l'arrêt successif de ses turbines et le contraignit à un amérissage de fortune. Mais lorsqu'il fut posé, il ne put résister à la violence des vagues et il coula rapidement. L'équipage était composé du L/V NOUVEL, officier en second de la flottille 33 F, de l'E/V BERTORA, pilote de l'hélicoptère, du PM pilote HOFF, copilote et chef de bord de l'hélicoptère, des P/M mécaniciens de bord: BARATIER et TARIS, des Maîtres mécaniciens de bord: GOYEZ et LELONG et de S/M mécanicien d'équipement: MICHALSKI. Les passagers, membres du "Groufumaco" étaient le C C ROBIDAIRE, l'Aspirant d'OIRON, le P/M fusilier commando GROSSMANN et les S/M fusiliers commandos: GEFFRAULT, GUILLARD et PETIT. Des 14 hommes qui se trouvaient à bord, seul le P/M GROSSMANN fut recueilli vivant après avoir survécu en nageant pendant une dizaine d'heures.

D'OIRON  Aimery - (Asp) - Hubert -

EYCHENNE Jean-LoupMort_pour_la_France_Croatie

EYCHENNE Jean Loup - C/C - Elève officier en 1979, il s'engage comme officier de réserve en situation d'activité (ORSA) dès 1980 et qu'il s'investit avec tout l'enthousiasme qui le caracrérise vers l'opérationnel: parachutiste, commando, plongeur de bord, plongeur démineur. Il est rappelé, fin Septembre 1991, pour participer à la mission européenne de maintien de la paix en ex-Yougoslavie. Ses camarades italiens furent bien sûr ses compagnons de coeur, et c'est dans leur hélicoptère qu'il est naturellement monté pour rentrer à Zagreb avant le retour définitif au pays. C' est avec ses quatre camarades italiens qu'il a trouvé la mort le 07 01 1992, dans le ciel de Produte Novi Marof, lâchement et intentionnellement abattu par un MIG Serbe et ce malgré la couleur blanche de l'appareil, signe manifeste d'appartenance à la mission de paix de l'union européenne, et les message d'identification lancés par son pilote, le colonel VENTURINI. Il a été décoré de la L H (chevalier), Médaille de la Défense Nationale, Médaille d'Outre-Mer, citation à l'ordre de la Marine - Tué en Croatie le 07 01 1992

Insigne CdoMort en service commandé

GAGNARD Jean-Claude - Matelot - Penfen - Tué le 15 12 1977 lors de l'attentat du "Palmier en zinc" à Djibouti

Insigne CdoMort en service commandé

Mort dans l'accomplissement de son devoir: Le 10 02 1986, l'hélicoptère Sud-Aviation Super-Frelon N° 159 de la flottille 33 F devait transporter un détachement de fusiliers-marins qui allaient effectuer un exercice à Capo-Teulada. Parti de Saint-Mandrier à 12 h 49, il fit escale à Hyères pour embarquer 6 membres du groupement de fusiliers-marins commandos (Groufumaco) et leur matériel vers la B A N Aspretto (Corse). Pendant le transit Hyères/Aspretto, alors qu'il se trouvait à 45 nautiques dans le 300 d'Ajaccio, l'appareil rencontra une violente tempête de neige qui provoqua l'arrêt successif de ses turbines et le contraignit à un amérissage de fortune. Mais lorsqu'il fut posé, il ne put résister à la violence des vagues et il coula rapidement. L'équipage était composé du L/V NOUVEL, officier en second de la flottille 33 F, de l'E/V BERTORA, pilote de l'hélicoptère, du PM pilote HOFF, copilote et chef de bord de l'hélicoptère, des P/M mécaniciens de bord: BARATIER et TARIS, des Maîtres mécaniciens de bord: GOYEZ et LELONG et de S/M mécanicien d'équipement: MICHALSKI. Les passagers, membres du "Groufumaco" étaient le C C ROBIDAIRE, l'Aspirant d'OIRON, le P/M fusilier commando GROSSMANN et les S/M fusiliers commandos: GEFFRAULT, GUILLARD et PETIT. Des 14 hommes qui se trouvaient à bord, seul le P/M GROSSMANN fut recueilli vivant après avoir survécu en nageant pendant une dizaine d'heures.

GEFFRAULT Michel - S/M - Hubert -

GLOANEC Jean-PaulMort en service commandé

GLOANEC Jean-Paul - (Major) - Jaubert -  Mort dans un accident d'avion le 03 02 1982,(Nord 2501 qui a percuté le mont Garbi lors d'un largage de la 2 ème section, de la 4 ème Cie du 2 ème R E P) à Djibouti, (aucun survivants).

GRAFF Yvon 11

GRAFF Yvon André Jean Guillaume - (C/C) - Tué en Serbie le 19 11 1997 - (Penfen + jaubert)

Insigne CdoMort en service commandé

Mort dans l'accomplissement de son devoir: Le 10 02 1986, l'hélicoptère Sud-Aviation Super-Frelon N° 159 de la flottille 33 F devait transporter un détachement de fusiliers-marins qui allaient effectuer un exercice à Capo-Teulada. Parti de Saint-Mandrier à 12 h 49, il fit escale à Hyères pour embarquer 6 membres du groupement de fusiliers-marins commandos (Groufumaco) et leur matériel vers la B A N Aspretto (Corse). Pendant le transit Hyères/Aspretto, alors qu'il se trouvait à 45 nautiques dans le 300 d'Ajaccio, l'appareil rencontra une violente tempête de neige qui provoqua l'arrêt successif de ses turbines et le contraignit à un amérissage de fortune. Mais lorsqu'il fut posé, il ne put résister à la violence des vagues et il coula rapidement. L'équipage était composé du L/V NOUVEL, officier en second de la flottille 33 F, de l'E/V BERTORA, pilote de l'hélicoptère, du PM pilote HOFF, copilote et chef de bord de l'hélicoptère, des P/M mécaniciens de bord: BARATIER et TARIS, des Maîtres mécaniciens de bord: GOYEZ et LELONG et de S/M mécanicien d'équipement: MICHALSKI. Les passagers, membres du "Groufumaco" étaient le C C ROBIDAIRE, l'Aspirant d'OIRON, le P/M fusilier commando GROSSMANN et les S/M fusiliers commandos: GEFFRAULT, GUILLARD et PETIT. Des 14 hommes qui se trouvaient à bord, seul le P/M GROSSMANN fut recueilli vivant après avoir survécu en nageant pendant une dizaine d'heures.

GUILLARD Luc - S/M - Hubert -

Insigne CdoMort en service commandé

GULCZYNSKI Christian - Cdo Jaubert - Mort par noyade à Signes, gorges du Verdon en Mai 1967

Insigne CdoMort en service commandé

HENTZ Jean - Matelot secrétaire - Cdo de Penfentenyo - Mort en service commandé le 02 05 1968 sur le "Rhône"

Insigne CdoMort en service commandé

HYVAIR - (PM) - Cdo Hubert -  Accident de parachutisme -

Insigne CdoMort en service commandé

LANCIER - Cdo Jaubert - Mort par noyade à Signes, gorges du Verdon en Mai 1967

Insigne CdoMort en service commandé

LANRIEC Maurice - Mort accidentelle, saut en parachute à Vannes-Meucon en Octobre 2013

Insigne CdoMort en service commandé Le 17 11 2009

LE BIHAN Eric - S/M - Commando Hubert - (Accident de plongée à Saintr Mandrier)

Insigne CdoMort en service commandé

LEBORGNE Daniel - B E Laurent: 1980 - Q/M - Cdo Trépel -  Mort accidentelle lors d'un exercice de franchissement du Blavet en Décembre 1981

LECHAUVE_EricMort_en_service_commande_

LECHAUVE Eric - Cdo Hubert - Décédé durant une attaque NC en rade de Brest le 04 06 1993

LEFORT Jonathan 11LEFORT_JonathanMort_pour_la_France_Afghanistan

LEFORT Jonathan - Cdo Trépel - Second-Maître -  Tué le 18 12 2010 à Kapisa, Afghanistan.

Jonathan LEFORT
Dans la nuit du 17 au 18 décembre 2010, un détachement de forces spéciales de la brigade La Fayette, engagé aux côtés des forces de sécurité afghanes (ANSF) dans une opération dans le Sud de la Kapisa, a été pris à partie par des insurgés. Au cours de l’accrochage, deux militaires français ont été touchés par des tirs insurgés, le second-maître JonathanLEFORT estdécédé.
Jonathan LEFORT est né le 17 avril 1982 à POMPEY (Meurthe et Moselle). Il s’engage dans la marine en décembre 2000 dans la spécialité de fusilier marin. A l’issue de sa formation initiale à Lorient il est affecté à Brest au Groupement de Fusiliers Marins où ses supérieurs apprécient son professionnalisme.
Rapidement, grâce à ses remarquables qualités personnelles, il est admis au stage commando en 2002. Il est alors affecté au commando Jaubert entre octobre 2002 et août 2009.
En 2005, il participe aux opérations de contrôle des pêches dans la zone des Terres Australes et Antarctiques Françaises. Puis, il est déployé une première fois en Afghanistan. Pour ses mérites au combat, il reçoit la Croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze et la Croix du Combattant.
En 2008, il rejoint une deuxième fois le sol afghan à l’«Afghan Commando School » et met son expérience professionnelle et technique au service des militaires afghans. Lors d’une opération de synthèse de la formation, il est pris sous le feu d’insurgés. Grâce à son sang froid et sa juste appréciation de la situation, son groupe repousse les insurgés. Il est cité une seconde fois et est décoré de la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze.
La même année, il est breveté « moniteur parachutiste ». A cette occasion Il est remarqué par ses instructeurs comme un élément moteur aux grandes qualités pédagogiques.
En septembre 2009, il rejoint le Commando Trépel dans lequel il était encore affecté aujourd’hui. Exigeant envers lui-même, il se distinguait au sein de son groupe de combat par sa générosité, son esprit de camaraderie et son ardeur au travail.
En 2010 il est déployé une troisième fois en Afghanistan. Dans la nuit du 17 au 18 décembre 2010, il décède lors d’un engagement en province de Kapisa.
Jonathan LEFORT était, avant son décès, décoré de : - la Croix du Combattant. - la croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze. - la Médaille de la Défense Nationale échelon argent avec agrafes Fusiliers Marins et Missions d’Assistance Extérieure
- la médaille Outre Mer avec agrafe « République de Côte-D’ivoire » - la médaille de Reconnaissance de la Nation - la Médaille Commémorative Française avec agrafe Afghanistan Le second maître Jonathan Lefort a été promu au grade de Maître et décoré de la médaille militaire et de la légion d’honneur à titre posthume

 

Poème dédié à Jonathan:

LEFORT_Jonathan___Poe_me

LEPAGE_Loi_clepage_plaqueMort_pour_la_France_Afghanistan

LE PAGE Loïc, Alexandre, Yves, Heifara - Cdo Trépel - Maître principal - Tué le 04 03 2006, opération "Makila" en Afghanistan

Loïc LE PAGE
En fin de matinée, vers 11h15, le 4 mars 2006 en Afghanistan, le fils du général Le Page grièvement blessé dans un accrochage avec les Talibans est décédé de ses blessures. Premier maître dans les commandos marines il servait dans les forces spéciales et participait à l'opération Héraclès, opération de lutte contre le terrorisme dans ce pays, aux côtés de soldats américains. L'accrochage s'est produit dans une zone située à l'Est de Kandahar.
Jeune officier marinier supérieur fusilier marin, chef de groupe de combat du commando Trépel, au dévouement et à l’esprit de discipline sans faille. Détaché en Afghanistan depuis le 4 janvier 2006, au sein du Task Groupe « Ares » dans le cadre de l’opération « Héraclès Porte Sud », a fait preuve des plus belles qualités militaires. Au cours de l’opération « Makila », le 4 mars 2006, dans une zone particulièrement sensible de la vallée de Maruf propice aux infiltrations terroristes et alors qu’il effectue la reconnaissance d’un village de Salam Kalay à la tête de son escouade, a été pris sous le feu d’une dizaine de talibans. A riposté avec son groupe durant plus de vingt minutes face à un ennemi lourdement armé. Lors de cet engagement, a trouvé la mort dans l’accomplissement de son devoir en luttant contre le terrorisme. Pour ses qualités de chef, son comportement et son courage exemplaires au service de la France, mérite d’être cité en exemple .
Cette citation comporte l’attribution de la Croix de la Valeur Militaire avec palme.
Matelot de 2ème classe : 08/01/1996 Matelot de 1ère classe : 08/03/1996 Quartier-maître de deuxième classe : 08/04/1996 Quartier-maître de première classe : 08/07/1996 Second Maître : 01/07/1997 Maître : 01/04/2003 Premier Maître : 01/10/2005 Promu Maître Principal à titre posthume, le 04 mars 2006
Brevets : •brevet élémentaire équipage (08/03/1996) •brevet option A maistrance (03/05/1996) •brevet élémentaire fusilier (01/11/1996) •brevet d’aptitude technique fusilier (01/03/1997) •brevet militaire de parachutisme (06/05/1998) •brevet supérieur technique fusilier (01/09/2002) •brevet supérieur fusilier (01/02/2003) •brevet moniteur de parachutiste (17/12/2004)
Certificats ou mentions et aptitudes :
•aide moniteur entraînement physique militaire (1997) •opérateur commando (1998) •qualifié pliage parachutes (1998) •opérateur graphie (1998)
•chef d’équipe commando (1999) •brevet d’alpinisme militaire (BAM) et "escalade en falaise" (2000) •pilote d’embarcation à fond rigide (EFR) (2001) •qualifié matériel et emploi des systèmes de transmission de données (2002)

•certificat militaire de langue anglaise du 1er degré (2002) •aptitude à la conduite du personnel (2002) •chef d’escouade commando (2003) •chef de détachement de zone de mise à terre (2003) •chef de groupe TAP (2004)
•largueur opérationnel sur C160 ou C130 (2004) •chef largueur sur C 160 (2005)
DÉCORATIONS •18/07/2000 : médaille de bronze de la Défense Nationale, agrafe Fusiliers Marins •23/09/2005 : médaille d’argent de la Défense Nationale, agrafe Fusiliers Marins •10/01/2006 : médaille commémorative Française, agrafe Afghanistan •07/03/2006 : croix de la valeur militaire avec palme, remise par le ministre de la Défense à Lorient le 9/03/2006 •07/03/2006 : Médaille militaire remise par le ministre de la Défense à Lorient le 9/03/2006 •mars 2006 : Médaille de l’ISAF (force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan) •08/11/2006, Bronze Star Medal for Valor, 4ème plus haute distinction Américaine, destinée à reconnaître les actes de bravoure et d’héroïsme au combat (très rarement décernée à des étrangers).

LUCE_Pierre_MarieMort_en_service_commande_

LUCE Pierre-Marie - Mle: 0589 286 - (Trépel, Penfen, Hubert: NC 71/808) - Décédé au cours d'un saut à ouverture commandée au-dessus du Grand Bara à Djibouti, le 12 11 1998

 

LUCE Pierre Marie

 

Insigne CdoMort en service commandé

MORIO Christian - (P/M) - ECOFUSIL - Décédé le 11 06 1987 - (exercice de déminage) -

PARÉ FrédéricPARE__Fre_de_ric_2Mort_pour_la_France_Afghanistan

Frédéric Paré
C'est à l'âge de 22 ans que Frédéric Paré entre dans la Marine national en janvier 1995 pour mettre sa vocation de secouriste au service de la France.
Il est promu quartier-maître de 1ère classe en juillet 1995.
Nommé second maître en avril 1996, il mène de brillantes études d'infirmier à L'école du personnel paramédical des armées de Toulon qui le conduisent à accéder au Brevet d'aptitude technique d'infirmier en septembre 1996 et au Brevet supérieur d'infirmier en septembre 1997.
A sa sortie du Brevet supérieur des infirmiers, il est affecté au Centre de formation maritime de Hourtin où il va former et encadrer les jeunes appelés durant 3 ans. Il est promu maître en juin 1998. C'est en avril 2000 que Frédéric intégrera le bataillon des marins-pompiers de Marseille jusqu'en septembre 2004.
Frédéric aura effectué, durant son passage au bataillon pas moins de 199 jours de garde ce qui équivaut à près de 438 interventions pour lesquelles la présence de personnels médicaux et paramédicaux était indispensable.
Embarqué en septembre 2004 à la base des fusiliers-marins et des commandos de Lorient, le Maître infirmier Frédéric Paré démontre de suite ses qualités physiques en effectuant dès sa première semaine les tests parachutistes.
Il effectuera durant cette affectation presque 300 heures de soutien de terrain, plus de 300 heures d'entraînement, 260 heures de formation, de l'instruction et 600 heures de service. Frédéric passe son Brevet parachutiste à Pau, durant ses deux premiers mois au sein de la BASEFUSCO.
D'un calme exemplaire, d'une absolue disponibilité, consciencieux et travailleur, d'un relationnel hors norme Frédéric s'intégrera très rapidement au sein de la FORFUSCO.
Ce sera le 1er avril 2005 que Frédéric sera promu Premier maître, six mois passés dans cet emploi, une mission en opération extérieure en Afghanistan se voit profiler, un objectif qu'il s'était fixé en intégrant Lorient.
Frédéric se portera volontaire pour intégrer une équipe interarmées du premier Régiment parachutiste d'infanterie de marine de Bayonne ( 1er RPIMa ), il effectuera un premier détachement durant lequel il montre ses qualités physiques et ses capacités techniques.
Il est détaché en tant qu'infirmier au sein du " Task group Arès V " dans le cadre de l'opération " Héraclès porte sud ".
Il y montrera son sens du devoir animé par un courage reconnu, qui lui vaudra la médaille commémorative pour l'Afghanistan et le titre de Reconnaissance de la Nation.
Dans un contexte interarmées et international le Premier maître Frédéric Paré se
voit cette fois ci employé au sein d'une patrouille du commando parachutiste de l'air n°10 basé à Orléans ( CPA 10 ) dans la région de Kaboul en Afghanistan.
Détaché au sein du " Task Group Ares " dans le cadre de l'opération Héraclès porte sud en Afghanistan depuis le 6 août 2006, Frédéric aura fait preuve d'un comportement militaire et d'une détermination exemplaires.
Dans un environnement hostile, il a participé avec succès au sein de son escouade à plusieurs opérations de surveillance et d'interception, de jour comme de nuit.
Le Premier maître Frédéric Paré se sera particulièrement distingué le 25 août 2006, lors de la mission " Dragon Noir 7 " alors qu'il effectuait en zone d'insécurité, une reconnaissance de piste et de village.
C'est dans la province orientale de Laghman à environ 38 kilomètres au sud-est de la capitale provinciale Mihtarlam qu'un affrontement très violent opposera une quarantaine de rebelles à la patrouille qu'ouvrait le Premier maître Frédéric Paré.
le Maître principal Frédéric Paré est mortellement blessé par l'explosion d'un engin piégé qui détruira son véhicule.
Frédéric Paré sera promu Maître principal à titre posthume, la médaille militaire lui sera également décernée.
Une citation à l'ordre de la Marine nationale avec l'attribution de la croix de la valeur militaire avec palme de bronze lui sera aussi attribuée le 29 août 2006

PARÉ Frédéric - Infirmier de la FORFUSCO - Maître principal - Tué le 25 08 2006 en Afghanistan

Insigne CdoMort en service commandé

PERINA Gérard - Cdo Hubert - N C  N° 431 - Disparu en service commandé dans la nuit du 21 au 22 01 1969 en rade de Brest, exercice Triton -

Insigne CdoMort en service commandé

Mort dans l'accomplissement de son devoir: Le 10 02 1986, l'hélicoptère Sud-Aviation Super-Frelon N° 159 de la flottille 33 F devait transporter un détachement de fusiliers-marins qui allaient effectuer un exercice à Capo-Teulada. Parti de Saint-Mandrier à 12 h 49, il fit escale à Hyères pour embarquer 6 membres du groupement de fusiliers-marins commandos (Groufumaco) et leur matériel vers la B A N Aspretto (Corse). Pendant le transit Hyères/Aspretto, alors qu'il se trouvait à 45 nautiques dans le 300 d'Ajaccio, l'appareil rencontra une violente tempête de neige qui provoqua l'arrêt successif de ses turbines et le contraignit à un amérissage de fortune. Mais lorsqu'il fut posé, il ne put résister à la violence des vagues et il coula rapidement. L'équipage était composé du L/V NOUVEL, officier en second de la flottille 33 F, de l'E/V BERTORA, pilote de l'hélicoptère, du PM pilote HOFF, copilote et chef de bord de l'hélicoptère, des P/M mécaniciens de bord: BARATIER et TARIS, des Maîtres mécaniciens de bord: GOYEZ et LELONG et de S/M mécanicien d'équipement: MICHALSKI. Les passagers, membres du "Groufumaco" étaient le C C ROBIDAIRE, l'Aspirant d'OIRON, le P/M fusilier commando GROSSMANN et les S/M fusiliers commandos: GEFFRAULT, GUILLARD et PETIT. Des 14 hommes qui se trouvaient à bord, seul le P/M GROSSMANN fut recueilli vivant après avoir survécu en nageant pendant une dizaine d'heures.

PETIT Gilles - S/M -Hubert - 

PEYRONI-RAPATOUT ArnaudMort en service commandé

PEYRONI-RAPATOUT Arnaud - M/P - (Penfen)  décédé le 21 07 2018 en République Djiboutienne (accident routier)

RENARD ThierryMort en service commandé

RENARD Thierry - (S/M) -  Blessé mortellement lors d'un exercice d'escalade le 12 07 2006 - Depuis 10 ans au sein des commandos, il était en instruction d'escalade pour préparer sa reconversion - (Renard Marie, soeur de Thierry)

ROBIDAIRE Jean FrançoisMort en service commandé

Mort dans l'accomplissement de son devoir: Le 10 02 1986, l'hélicoptère Sud-Aviation Super-Frelon N° 159 de la flottille 33 F devait transporter un détachement de fusiliers-marins qui allaient effectuer un exercice à Capo-Teulada. Parti de Saint-Mandrier à 12 h 49, il fit escale à Hyères pour embarquer 6 membres du groupement de fusiliers-marins commandos (Groufumaco) et leur matériel vers la B A N Aspretto (Corse). Pendant le transit Hyères/Aspretto, alors qu'il se trouvait à 45 nautiques dans le 300 d'Ajaccio, l'appareil rencontra une violente tempête de neige qui provoqua l'arrêt successif de ses turbines et le contraignit à un amérissage de fortune. Mais lorsqu'il fut posé, il ne put résister à la violence des vagues et il coula rapidement. L'équipage était composé du L/V NOUVEL, officier en second de la flottille 33 F, de l'E/V BERTORA, pilote de l'hélicoptère, du PM pilote HOFF, copilote et chef de bord de l'hélicoptère, des P/M mécaniciens de bord: BARATIER et TARIS, des Maîtres mécaniciens de bord: GOYEZ et LELONG et de S/M mécanicien d'équipement: MICHALSKI. Les passagers, membres du "Groufumaco" étaient le C C ROBIDAIRE, l'Aspirant d'OIRON, le P/M fusilier commando GROSSMANN et les S/M fusiliers commandos: GEFFRAULT, GUILLARD et PETIT. Des 14 hommes qui se trouvaient à bord, seul le P/M GROSSMANN fut recueilli vivant après avoir survécu en nageant pendant une dizaine d'heures. Par décret du 03 04 1986 LE C C ROBIDAIRE a été nommé chevalier de la L H à titre posthume.

ROBIDAIRE Jean François - C C - Trépel + Hubert -

ROSEAU BernardMort en service commandé

ROSEAU Bernard - (C C) -  Hubert - NC 630 - Ecole de plongée - Décédé le 17 10 1989 en Méditerrannée en plongée profonde - Chevalier de la LH à titre posthume - 

Constantin petit (fils de Claire Roseau, elle-même fille du CC Bernard ROSEAU)

La salle d'Etat-major de l'école des fusiliers-marins a désormais un nom : salle Roseau, du nom d'un capitaine de corvette. Elle a été inaugurée hier par le commandant de l'école, le Capitaine de Frégate Grandemange. La veuve du CC Roseau était présente à cette sobre cérémonie. Bernard Roseau, ancien commandant du commando Monfort, a trouvé la mort le 17 octobre 1989 lors d'une plongée profonde d'entrainement au sein du cours supérieur de nageurs de combat qu'il dirigeait depuis trois mois. A titre posthume, il a été fait chevalier de la Légion d'honneur. A suivi sur le parvis de l'école, le baptême du cours de brevet élémentaire et la remise des fourragères au cours « Mahaut ». Le matelot fusilier Mahaut, du commando Monfort, avait été tué le 21 janvier 1962 en Algérie lors d'un accrochage. Lors de la cérémonie du cours qui porte son nom, il a été cité avec attribution de la Médaille militaire et la Croix de la valeur militaire avec palme. Les deux soeurs du matelot Mahaut étaient venues tout exprès de Normandie pour cette cérémonie. A la fin de la cérémonie, la médaille de la croix du combattant a été remise à J.C. Brochen, de Port-Louis. Lors de son séjour en Algérie, en 1960 et 1961, ce fusilier-marin avait été blessé à deux reprises sur la frontière marocaine. Mme Roseau, veuve du CC Roseau, mort lors d'une plongée, dévoile la plaque au nom de son époux, salle d'état-major. Le Capitaine de Frégate Grandemange, avec une des soeurs de M. Mahaut, remet les fourragères.

SIE PhilippeSIE Philippe 11Mort en service commandé

SIE Philippe - Q/M 2 - Cdo de Penfentenyo - Mort au cours d'un exercice de débarquement, déchiqueté par l'hélice d'un zodiac à Barcarès le 12 03 1974 -

THIERS HenriMort en service commandé

THIERS Henri - L/V - Pacha de "de Montfort" - Mort accident de plongée à Djibouti le 02 11 2001, îlot de la passe du Goubet-El-Kharab au fond du golfe de Tadjourah - (A débuté comme ASP à "Jaubert")

VALLADE ClaudeMort en service commandé

VALLADE Claude - S/M - HubertDécédé le 11 07 1984 lors d'un entraînement de plongée à Brest -

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IMG 20 - 1 - La tradition des Forces Spéciales françaises à été respectée, remarquez l'épinglage des insignes de la spé des gars du groupe qui ont participé à l'action -

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Alors que les cercueils s'en vont, ce chant s'élève.

Trop tôt pour un matin. Le "téléphone secret" déchire le silence. Je comprends qu'il se passe quelque chose. Je me rendors. 8 h du matin. La nouvelle tombe pour nous autres, civils, citoyens, néophytes, inconscients. Ils sont morts. Tous les deux. Le rapport arithmétique est insupportable. Les photos commencent à circuler. Au gré des Unes s'étalent des sourires magnifiques, des regards francs, les cheveux parsemés de sable, les rides légères de ceux qui en ont trop vu trop jeunes sur la noirceur de la nature humaine. Le contraste est saisissant entre la sérénité qui se dégage des photographies. Le contexte d'opex dans lequel elles ont vraisemblablement été prises, et le moment d'émotion nationale, de deuil, que nous sommes en train de vivre. Tout est là, en même temps: le chaos et la force tranquille: la nuit et des hommes solaires: le drame et la fière dignité: l'anonymat et l'engagement le plus total: la beauté et la mort. Les commandos sont des êtres de contraste.

J'ai la chance immense d'en connaître, de les côtoyer. Et parce qu'aujourd'hui ils sortent de l'ombre, avant d'y retourner durablement, avant que notre indifférence ne les noie, avant que nous oublions, légitimement, ces gardiens invisibles de notre sécurité; je voulais vous dire un peu ce qu'ils représentent, pour moi. Des supers humains. Des héros. Moins pour ce qu'ils font, que pour ce qu'ils sont. Ici réside probablement le mystère de la sélection, que je n'ai pas réussi à percer. Comment est-il possible d'identifier et de former de tels humains, d'une humanité si ancrée, si éclairée?

Ce qui est surprenant, quand vous les connaissez, c'est leur gentillesse. C'est probablement l'attribut qui les cacatérise le mieux. Il est bizarre ce mot, il semble désuet, poussiérieux, on ne l'emploie guère qu'en tournure ironique dans notre cynique époque. Et il est encore plus bizarre adossé à la réalité de leur "métier": avoir la mort comme hypothèse de travail. Accepter de la donner et de la recevoir. Et poutant. Point de second degré chez eux. Il se sont engagés tout entier, avec leur gentillesse, avec leurs idéaux, avec leur brillante humanité. "Il faut des gentils pour se battre, c'est ce qui fait la hauteur de la France, des gentils contre des méchants".

S'engager et combattre, avec courage. Du courage nécessaire à la sauvegarde de nos valeurs démocratiques avec leur résilience, leur abnégation, leur générosité,leur humilité et leur dignité aussi. Qu'il faut être généreux de soi pour se donner tout entier à un peuple qui vous ignore, qui ne connaîtra jamais - sauf si vous mourrez pour lui - votre nom, votre visage, votre histoire.

Triste ironie que cet engagement qui n'est reconnu que lorsqu'il est mortel. Qu'il faut être humble et solide pour taire dans la vie civile la nature réelle de votre engagement, pour faire comme si de rien n'était, quand vous naviguez entre la dark-face de l'autre côté du monde et notre étrange société de sur-indivisualisme où les surmoi gonflés aux likes et les héros de carton- pâte s'étalent sur les réseaux sociaux. Qu'il faut être digne pour souffrir en silence, masqués quand vous perdez vos frères d'armes. Vos frères en réalité. Car le commando n'est pas un, il est un groupe, une confrèrie, une communauté de valeurs, de secrets, de douleurs, de fiertés. Des frère de sang, solidaires dans le sang versé, solidaires dans les larmes des familles, des épouses et des enfants, sans lesquels ils ne seraient pas ce qu'ils sont. Ici peut-être se révèle le mystère de la sélection.

Aujourd'hui, c'est tout un monde souterrain, inconnu, qui pleure avec retenue deux des siens, et derrière ces deux cercueils, ces deux destins, autant d'engagements de parcours de vie, d'hommes et de familles abimés, blessés, marqués à jamais mais "humains" au sens le plus noble du terme, pour l'éternité.

N'est-il pas bizarre que les meilleurs d'entre nous soient ceux qui oeuvrent et parfois meurent dans la pénombre de nos ignorances ? Ils vous répondraient que non. Que c'est l'engagement d'une vie, que c'est leur métier, leur mission, leur passion. Qu'à tout recommencer ils feraient le même choix. Et surtout, qu'il n'est point question ici de sacrifice mais de liberté: celle d'aller au bout de son humanité.

5 h du matin, il quitte doucement le lit. Il vient de perdre deux amis, il ne dira rien. Avec pudeur il m'expliquera plus tard que, dans la vie, il y a les agneaux, les loups et les chiens de berger. Que lui et les autres ont choisi leur camp.

Ainsi soit-il

Mona (pseudo)

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